Oui, je le veux
Un projet présenté par

Centre Alpha Schaerbeek de Lire et Ecrire Bruxelles

Partenaire artistique/culturel

Atelier Graphoui et Smala Cinéma

Année(s) de réalisation du projet
2020
Niveau d’apprentissage du groupe
FLE (français langue étrangère)
Type de groupe
Groupe de femmes
Thématique(s)
Le mariage
Les traces du projet

Film, photographies, broderie sur papier…

Présentation(s) publique(s) du projet

Non

Commentaires ou informations complémentaires

Non

Objectif(s) du projet
Les grands objectifs de ce projet multiculturels étaient d’amener le groupe à travailler dans le respect de la diversité, à prendre la parole en s’exprimant sur son vécu et sa culture, à découvrir et expérimenter des techniques artistiques liées au film d’animation (création de personnages, de décors, d’ambiances…) afin de réaliser son propre film.

Film d’animation sur le thème du mariage réalisé, avant et durant le confinement, par un groupe d’apprenant.e.s du Centre Alpha Schaerbeek de Lire et Écrire Bruxelles en collaboration avec l’Atelier Graphoui et Smala Cinéma

Dans le cadre de leur formation en alphabétisation, un groupe multiculturel d’apprenant·e·s a réalisé un film d’animation sur le thème du mariage. Du brainstorming à l’enregistrement des voix, en passant par la réalisation de broderies, ils.elles ont eu la possibilité de s’exprimer sur leurs vécus et sur les représentations de leurs cultures.

Le groupe a pu aborder différentes thématiques culturelles : la terre, l’habillement, le théâtre, le chant, le mariage, le cinéma, le musée, la fête, la famille, le langage, l’alimentation… Il a finalement été collectivement décidé que le « mariage » serait le fil rouge de leur futur film d’animation.

Avec l’animatrice Elen S. Grollimund de l’Atelier Graphoui, les participant.e.s ont réfléchi aux représentations que chacun·e posait sur le mot « mariage ». Selon les traditions pratiquées, ils ont évoqué la famille, les noix de kola, la dote, le lait, la couleur des habits, le hammam, le henné, les parents, les amis, les voisins, la fête, la maison, la chaise, le repas, le pagne, la coiffure, les cadeaux, la mosquée, l`église, le tribunal… Ces mots, notés et mémorisés au fur et à mesure, ont été classés en trois catégories : les personnages – les lieux – les décors.  La réalisation du film pouvait commencer avec comme support, la broderie sur papier.

Chaque apprenant·e choisissait et brodait trois mots. Certain·e mélangeaient le style d’écriture scripte, cursive ou en majuscules. C’était l’occasion pour eux·elles de s`entraider.

A la fin de ces séances de broderie, les réactions des apprenant·e·s étaient : « ça fait du bien, je vais refaire l`exercice à la maison avec mes enfants, c’est très reposant. En plus cela m’a permis d`écrire des lettres avec du fil, j`ai compris comment faire, c’est écrire autrement, je sais lire ce que j’ai brodé, c’est difficile à broder sur un papier. Au début je ne comprenais pas pourquoi broder les mots. Je ne pensais pas être capable de le faire. »

Après les mots, ce fut au tour des personnages principaux et des lieux d’être brodés : la commune, la mosquée, l’église, le tribunal, le hammam, des maisons, des cases…

Après chaque séance de broderie, les apprenant·e·s étaient invité·e·s à s’exprimer sur le travail réalisé. Tout au long du projet, les apprenant·e·s ont pu enrichir leur vocabulaire et profiter d’instants de détente pendant lequel admirer le travail de chacun·e et en discuter. Les phrases et les petits textes issus de ces échanges étaient corrigés, tapés par les apprenant·e·s lors de séances d`informatique.

« Après ces séances de travail, le projet s’est interrompu suite au confinement en mars 2020. A partir de là, nous avons tenté de relancer les ateliers via l’application « WhatsApp ». 

Nous avons essayé de garder le lien et de continuer les ateliers avec tou·te·s les participant·e·s, avec les outils et la matière que nous avions entre nos mains. 

Nous avons défini quatre ateliers et avons changé la temporalité du rythme de travail. La consigne était envoyée par message vocal dans un premier temps. Puis un moment été pris avec chaque participant afin de s’assurer que la consigne était comprise. 

Nous avons pu recevoir des audios, des liens de musiques etc. L’ensemble des messages audio a été récolté par Elen et représente le fil rouge du film, c’est à dire la matière sonore principale du film. 

Le montage a pu être clôturé malgré les mesures sanitaires et c’est ainsi que l’animation « Oui, je le veux » a vu le jour. »

Animation d’ateliers : Elen S. Grollimund & Esperance Byukusenge
Montage : Sébastien Demeffe
Coordination : Patrick Taliercio & Hayat Assabounti
Coproduction : Lire et Ecrire Bruxelles – Smala Cinéma

Partager sur facebook
Partager sur whatsapp
Partager sur twitter
Partager sur linkedin
Partager sur email
Partager sur print

Restez en contact avec nous

Inscrivez vous à notre Newsletter

Recevoir nos dernières actualités